Tandis que la Haute Autorité de Santé (HAS) publie ce 19 février de nouvelles recommandations pour un diagnostic plus précoce de l’autisme, une nouvelle étude dévoile de nouveaux tests sanguins capables de dépister les troubles chez les enfants.

Ce diagnostic par simple prise de sang pourrait permettre des prises en charge précoces, essentielles pour le développement de l'enfant. ©vm/IStock.Com

Ces travaux portant sur des enfants autistes recrutés en Italie ouvrent la voie à un diagnostic plus précoce de la maladie, qui est actuellement posé à l’âge moyen de 4 ans.Actuellement, un diagnostic trop tardifSi le trouble de “l’

autisme peut se manifester entre un et deux ans“, le diagnostic, lui, tombe “en moyenne entre trois et cinq ans“, explique la Haute autorité de santé (HAS) qui publie ce 19 février de nouvelles recommandations pour un dépistage plus précoce de l’autisme en France.Des chercheurs de l’université de Warwick en Écosse en collaboration avec l’université de Bologne en Italie ont suivi 38 enfants âgées de 5 à 12 ans qui ont été diagnostiqués avec des troubles du spectre de l’autisme (TSA) et un groupe témoin de 31 enfants “sains” (23 garçons et 8 filles). Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Molecular Autism.Des biomarqueurs sanguins qui pourraient signer la maladieIls ont trouvé des biomarqueurs spécifiques dans les échantillons de sang des enfants qui pourraient signer le trouble neuro-développemental.Concrètement, ils ont relevé chez les enfants autistes des modifications au niveau des protéines dans le plasma sanguin endommagées par les mécanismes d’oxydation qui produit les radicaux libres et de glycation qui “caramélise” les sucres. Ces deux phénomènes sont connus pour accélérer le vieillissement.L’étude rapporte des niveaux plus élevés du marqueur d’oxydation “dityrosine” (DT) et de certaines molécules modifiées de sucre appelées ” produits de glycation avancés ” (AGES).Des causes génétiques dans un tiers des casDes causes génétiques ont été trouvées dans 30 à 35 % des cas. Les 65 à 70 % restants pourraient être engendrés par une combinaison de facteurs environnementaux, des mutations multiples et des variantes génétiques rares, indique l’étude.Un diagnostic sanguin qui pourrait permettre une prise en charge précoceCe diagnostic par simple prise de sang pourrait permettre des prises en charge précoces, essentielles pour le développement de l’enfant.Dès deux ans, le fait de diminuer les symptômes de l’autisme par des activités de communication et de jeux conduit à des résultats positifs sur le comportement qui perdurent six ans après la fin de la prise en charge, selon une étude publiée en mars 2017 dans la revue médicale The Lancet.Etre attentifs aux signes précurseurs dès l’âge de un an et demiPour dépister plus tôt les troubles autistiques, la Haute Autorité de santé (HAS) recommande aux parents et aux personnels des crèches et des écoles d’être attentifs aux signes précurseurs dès l’âge de un an et demi comme le fait de ne pas répondre à son nom, ne pas sourire ou ne prononcer aucun mot.Une maladie fréquenteLes troubles du spectre de l’autisme (TSA) concernent une naissance sur 100 en France et près de 650 000 adultes, selon des estimations des pouvoirs publics.Aux États-Unis, un enfant sur 47 serait atteint d’autisme, selon une étude publiée le 2 janvier dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

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