Avant de porter le patronyme de son époux le président de la République, Brigitte Macron a porté celui de Trogneux, son nom de jeune fille. Cette information connue du grand public conduit très fréquemment à des associations, un peu rapides et sans aucun rapport, entre le chef de l’État et ses actions et la chocolaterie familiale. Jean Trogneux, l’arrière-arrière-grand-père de Brigitte Macron, a fondé en 1852 la célèbre chocolaterie qui porte son nom, une institution locale du Nord de la France reprise par cinq générations. C’est aujourd’hui Jean-Alexandre Trogneux (57 ans), l’un des neveux de la première dame, qui gère et est le propriétaire des huit boutiques, dont Amiens, la toute première, Lilles et Arras.

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron en mai 2017, les enseignes Jean Trogneux sont fréquemment la cible de citoyens mécontents et elle est tout particulièrement visée depuis le lancement du mouvements des Gilets jaunes. Au grand dam de Jean-Alexandre Trogneux qui se décrit comme un “bouc-émissaire“. Ce dernier a exprimé son ras-le-bol auprès du Parisien le 4 décembre 2018. Certaines personnes appellent à bloquer la chocolaterie, nous insultent moi et ma famille. D’autres vont encore plus loin en voulant piller ou carrément ‘cramer’ la chocolaterie, a-t-il déploré. On crache sur la vitrine des magasins. On raconte aux salariés qu’ils ont un salaud de patron.”

Le neveu de Brigitte Macron a profité de cette interview pour mettre fin à certaines affabulations des protestataires et rétablir la vérité : “Elle non plus n’a aucun intérêt ici. La seule et unique personne qui est responsable de la chocolaterie, c’est moi.

Un homme placé en garde à vue

Les menaces et les insultes ne se font pas seulement sur le terrain mais aussi en ligne. Jean-Alexandre Trogneux a ainsi rapporté qu’il avait porté plainte contre un homme, inconnu des services de police, qui a été placé en garde à vue. “Les réseaux sociaux sont malheureusement devenus un défouloir. Pour l’instant, ce ne sont que des mots mais ça peut engendrer un jour un passage à l’acte…“, craint-il. Le spécialiste des chocolats se soucie tout particulièrement de ses “vendeuses qui n’ont pas à subir les insultes de personnes qui entrent dans la boutique“.

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