Ça n’était pas gagné d’avance, mais son évolution a été impressionnante. Alors que la Phase III du Marvel Cinematic Universe approche de sa fin, retour sur son meilleur personnage : Steve Rogers, alias Captain America.

ATTENTION – Cet article contient des spoilers sur “Avengers Endgame” puisqu’il y est notamment question de sa fin et d’événements concernant Steve Rogers/Captain America. Veuillez donc passer votre chemin si vous n’avez pas encore vu le film, pour mieux revenir ensuite. Pour les autres, rendez-vous après la bande-annonce.

Avengers: Endgame Bande-annonce (2) VO

À l’origine, le Marvel Cinematic Universe s’est bâti autour de quatre hommes : Iron Man, Hulk, Thor et Captain America. Avec le géant vert, ce dernier est le personnage le plus connu outre-Atlantique, et pas que pour des bonnes raisons. Si sa droiture lui confère une aura proche de celle de Superman, Steve Rogers a contre lui son nom, sa tenue aux couleurs du drapeau des États-Unis et son bouclier très peu dans l’air du temps, sources d’un gros malentendu. Car le super soldat n’est en aucun cas patriotique, non. Même s’il a d’abord été conçu comme un outil de propagande contre le régime nazi en 1940, il incarne avant tout les valeurs démocratiques de son pays et se bat pour défendre la liberté, la paix et la justice, avec une intégrité sans faille.

Des valeurs simples, universelles, mais que personne n’avait su mettre en scène. Et surtout pas les réalisateurs des deux longs métrages datant de 1979, où le héros est affublé d’un pyjama, d’un casque de moto sur lequel des ailes ont été collées et d’un frisbee en guise d’arme, double-programme qui se voit dérober la palme de la nullité par l’adaptation de 1990. Avant même de refaire ses premiers pas au cinéma, le super soldat cumule déjà plusieurs handicaps, et c’est sans doute pour cette raison que la Maison des Idées a préféré faire d’un personnage un peu moins connu, Iron Man, son fer de lance, plutôt que de faire reposer cette responsabilité sur les épaules de Steve Rogers, à qui Kevin Feige confie la dernière étape sur la route menant à Avengers.

RETOUR VERS LE PASSÉ

Intitulé Captain America : First Avenger, le long métrage suscite la convoitise de Louis Leterrier, réalisateur de L’Incroyable Hulk. Mais Marvel se tourne vers Joe Johnston, l’un des plus habiles faiseurs hollywoodiens, qui a prouvé qu’il savait mêler divertissement et film d’époque grâce à Rocketeer, avec lequel cet opus-ci présente plusieurs similitudes. Doté d’un scénario légèrement retouché par Joss Whedon, metteur en scène du futur Avengers, afin d’assurer la cohérence de l’univers, le cinéaste américain se lance alors à la recherche de l’interprète de Steve Rogers : des discussions ont été entamées avec Will Smith et Sam Worthington ; puis Alexander Skarsgard, Kellan Lutz et Ryan Philippe passent des auditions ; et la très fournie shortlist finale compte aussi bien Garrett Hedlund, Channing Tatum ou John Krasinski que Sebastian Stan, qui finit par décrocher le rôle de James ‘Bucky’ Barnes, meilleur ami du héros.

Ce dernier revient à Chris Evans, spécialiste des comic books sur grand écran grâce à ses rôles dans Push, The Losers, Scott Pilgrim, ainsi que Les 4 Fantastiques et sa suite, où il incarnait la Torche. Collant parfaitement à l’image de Steve Rogers sur papier, l’acteur commence d’abord par refuser le rôle. À trois reprises, effrayé les conséquences d’un tel succès potentiel sur sa vie privée. Il se laisse finalement convaincre par Robert Downey Jr., Joe Johnston et les producteurs, mais son choix ne soulève pas les foules. Et pour cause : bien qu’amusante, son incarnation de Johnny Storm n’a pas plus marqué les esprits que les deux opus Marvel cités plus haut, de piètre qualité, et beaucoup voient davantage en lui en physique qu’un talent de comédien.

Comme Steve Rogers, Chris Evans est lui aussi victime d’une énorme méprise quant à ses qualités. Et ça n’est pas Bong Joon-ho, son metteur en scène dans Snowpiercer où il incarne un anti-Captain America, qui dira le contraire, lui qui a failli se laisser tromper par les apparences : “J’avais quelques préjugés sur lui avant de le rencontrer parce que c’est la caricature de l’Américain tout en muscles. Je le voyais bien en capitaine d’une équipe de football dans un lycée”, nous expliquait le réalisateur au Festival de Deauville en 2013, dans la cadre de la présentation du film. “Je me suis aperçu que c’était un garçon intelligent, limite intello, et très sensible. J’ai visionné deux de ses films qui m’ont convaincu qu’il était fait pour le rôle : Sunshine de Danny Boyle et un film indépendant américain appelé Puncture. Je me suis aperçu qu’il était fait pour le rôle de Curtis qui, finalement, reste un héros en étant un personnage très sombre qui reste à jamais prisonnier des fantômes du passé.”

Une description qui colle aussi au Steve Rogers qui s’est illustré pendant les trois premières Phases du Marvel Cinematic Universe, même s’il a fallu attendre un peu avant que la noirceur ne soit de la partie. Origin story aux allures de film d’aventures à l’ancienne, que l’on pourrait décrire comme un Indiana Jones sous stéroïdes, Captain America : First Avenger se révèle être le plus manichéen de ses opus en même temps qu’un véritable retour aux sources. Le récit se déroulant entre 1942 et 1945, le personnage est le seul à s’illustrer à l’époque à laquelle il a été créé, puisque né en 1940 grâce à Joe Simon et Jack Kirby (mais pas Stan Lee, contrairement à ce qui a pu se dire).

Un retour vers le passé qui n’est pas tant une coquetterie qu’une nécessité pour saisir l’essence du héros. Impossible, en effet, de reproduire sa naissance aujourd’hui ou pendant les années 70, périodes où la frontière entre le Bien et le Mal est beaucoup plus trouble. Comme son nom la rappelle trop bien, il a en effet été conçu à des fins patriotiques et dans un but de propagande, peu de temps avant l’entrée des Américains dans la Seconde Guerre Mondiale, et c’est ainsi qu’on voit frappant Hitler sur la couverture du premier numéro de ses aventures, auquel le long métrage rend hommage.

Contrairement à Iron Man ou Thor, Steve Rogers possède les qualités d’un héros avant d’en avoir les aptitudes. D’abord trop petit et maigre pour servir son pays en Europe, il voit la donne changer après le test du sérum de super soldat sur son corps, qui accroît sa musculature et sa taille en même temps qu’il lui confère une force surhumaine. Mais il ne peut pas vraiment s’en servir, réduit à un rôle de marionnette pour vendre des obligations de guerre au lieu de s’illustrer sur le front. Jusqu’à ce qu’il apprenne que son ami Bucky est porté disparu et ne parte à sa recherche le temps d’une mission secrète qui marque sa première rencontre avec le méchant Crâne Rouge (Hugo Weaving), son double négatif dont le sérum a exacerbé le Mal qui l’habitait et qui lui fait entamer un long parcours à l’issue duquel Captain American cherchera simplement à revenir chez lui, dans son monde.

Car s’il fallait le résumer en quelques mots, l’arc narratif de Steve Rogers dans le MCU, c’est avant tout l’histoire d’un homme qui n’est pas à sa place : d’abord trop chétif pour être un soldat, puis trop fort ; parachuté dans une époque qui n’est pas la sienne ; pas vraiment en phase avec son gouvernement, puis avec Tony Stark… Bref, Captain America est un homme qui tente de rester fidèle à lui-même au sein d’un monde qui évolue dans le sens inverse. Congelé après avoir crashé l’avion de Crâne Rouge au fond de l’Océan Arctique afin de sauver son pays, il est sorti de son sommeil cryogénique en 2012, pas loin de soixante-dix ans plus tard, et Nick Fury fait appel à lui pour rejoindre Iron Man, Hulk, Thor, Black Widow et Hawkeye pour créer les Avengers, dans le film du même nom.

Mis en scène par Joss Whedon, le long métrage est l’un des seuls de l’arc de Steve à ne pas avoir été écrit par le duo Christopher Markus – Stephen McFeely, à qui l’on doit ses trois opus solo ainsi que les deux derniers Avengers en date. Est-ce pour cette raison que ce film-ci est l’un des moins intéressants du personnage ? Possible. Si son charisme naturel et sa force l’imposent petit-à-petit comme un leader, son costume, ses valeurs datées et le fait qu’il vienne d’une autre époque font trop souvent l’objet de moqueries dans un show dont Tony Stark est la star. Comme un écho à la situation en coulisses, Robert Downey Jr. ayant déjà deux succès à son actif, là où Chris Evans a manqué de peu le titre de moins gros succès du MCU, en France comme aux États-Unis, où il devance de peu L’Incroyable Hulk.

Heureusement pour lui, le tournage d’Avengers était déjà bien avancé au moment où le premier Captain America est sorti dans les salles mondiales, ce qui lui a sans doute évité de passer au second plan à cause de ces résultats décevants, même si l’incertitude qui l’entourait a pu empêcher Joss Whedon de lui donner un rôle plus nuancé dans un film qui met en avant son côté “boy scout”, proche de l’image que les gens ont de lui en entendant son nom, et que l’on retrouve aussi bien au coeur de ses vidéos éducatives dans Spider-Man Homecoming que son caméo de Thor – Le Monde des Ténèbres, en 2013.

Heureusement, pour lui comme pour nous, la donne change radicalement l’année suivante grâce au Soldat de l’Hiver. Après avoir débuté pendant les années 40 (autre façon pour lui de dénoter par rapport aux autres), Captain America s’inspire des thrillers paranoïaques des années 70, Les Trois Jours du Condor en tête, pour nous offrir le film du Marvel Cinematic Universe le plus en phase avec son époque de sortie depuis le premier Iron Man. Mis en scène par Joe et Anthony Russo, venus de la télévision et du circuit indépendant, le scénario s’inspire des oeuvres d’Ed Brubaker, créateur du Soldat de l’Hiver du titre ; de la série “La Sentinelle de la Liberté”, qui inscrit le héros dans l’après-11-Septembre ; et des “Ultimates” de Mark Millar, version modernisée qui nous présente un soldat fidèle à une armée qui utilise des moyens peu recommandables, dans un monde bien plus complexe que celui qu’il a connu, et dont on retrouve aussi l’influence dans le premier Avengers.

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Tentant de s’adapter au monde dans lequel il vit désormais, en se faisant une liste d’événements marquants à ne pas oublier, Steve Rogers oeuvre désormais à Washington D.C., ce qui le rend plus proche d’un gouvernement dont il goûte de moins en moins les projets. À commencer par Insight, grâce auquel le S.H.I.E.L.D. peut neutraliser des suspects avec l’aide d’un réseau de satellites, mais qui ne correspond pas à sa vision de la justice et de la liberté, et fait encourir de grands risques à son pays si la technologie tombe entre de mauvaises mains. Ce qui est en réalité déjà fait, puisque l’agence est gangrénée jusqu’à la moëlle par H.Y.D.R.A., ses ennemis d’antan dont il pensait être débarrassé et qui le forcent à jouer les fugitifs en le présentant comme un traître à la nation.

Là où beaucoup d’opus de la Phase 2 ressemblent à du remplissage pour nous faire patienter jusqu’au nouvel Avengers, le twist de ce Captain America provoque une onde de choc qui fait bouger les lignes du Marvel Cinematic Universe (en plus de sauver Agents of S.H.I.E.L.D., alors englué dans les intrigues bancales de sa première saison) et font du héros son personnage le plus intéressant. Jadis vu comme un patriote d’un autre temps, Steve Rogers devient l’incarnation de l’image contrastée que renvoie son pays dans le reste du monde depuis le 11-Septembre et la seconde Guerre en Irak, et le choix du Soldat de l’Hiver comme antagoniste, avec l’étoile rouge qu’il arbore sur son bras métallique, fait écho à la Guerre Froide alors que les relations entre les États-Unis et la Russie se sont de nouveau rafraîchies.

En faisant de lui l’élément perturbateur d’une machination qui semblait huilée, quitte à le faire douter de ses valeurs et de ce qu’il est censé représenter, le long métrage interroge le mythe du super-héros et ce qu’il est censé représenter de nos jours. Une thématique que l’on est moins habitués à voir chez Marvel que DC, qui l’a abordée dans The Dark Knight ou, de façon beaucoup plus graphique et symbolique, dans Man of Steel ou Batman v Superman, qui voyait le natif de Krypton se confronter aux autorités de son pays. Beaucoup plus brut dans son style, et moins métaphorique, Captain America – Le Soldat de l’Hiver emprunte la même voie politique et met en scène l’acte de défiance de son héros, qui refuse de combattre son ancien ami et se retourne contre ses supérieurs. Lesquels sont en réalité les vrais méchants de l’histoire, ce qui permet au film de rester dans les clous du divertissement à destination du grand public.

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Mais on sent qu’il ne faut plus grand-chose pour que Steve Rogers tourne pour de bon le dos à son gouvernement, cette aventure lui ayant fait un peu plus réaliser que le Bien et le Mal ne sont plus aussi distincts qu’à l’époque de ses premiers pas héroïques. Et que malgré tous ses efforts, l’intégrité dont il fait preuve lui donne moins sa place dans notre monde qu’au sein du musée dans lequel ses exploits sont racontés et son costume et son premier boucliers entreposés. Jusqu’à ce qu’il ne s’en empare de nouveau, façon pour lui de réincarner les valeurs que représentent ces objets, et de les faire triompher sur celles d’H.Y.D.R.A.

Réhabilité à la fin Soldat de l’Hiver, c’est en héros et leader des Avengers que Steve Rogers fait son retour en 2015, dans L’Ère d’Ultron. Même si son développement y est moins prononcé, film-choral (et trop ambitieux) oblige, le personnage est mieux traité cette fois-ci et, outre son statut de meneur, deux éléments du scénario se révèlent précieux en vue de la suite. De ses aventures et du Marvel Cinematic Universe : les divergences de point de vue naissantes entre Iron Man et Captain America ; et cette idée que ce dernier est assez pur et digne de soulever le marteau de Thor, Mjölnir, dans une amusante scène de soirée dont les héros peineront à retrouver la légéreté et la simplicité. Car un an plus tard, la Phase 3 débute avec Civil War. Le fameux.

Dans les comic books, cette mini-série publiée entre 2006 et 2007 bouleverse l’univers Marvel en profondeur et aboutit notamment à la mort de Steve Rogers. Simplifiée car circonscrite à un seul long métrage (même si ses conséquences se font sentir par la suite), l’intrigue conserve son opposition centrale, entre Captain America et Iron Man, donc par extension le gouvernement auprès duquel Tony Stark s’est rangé, favorable à l’idée que les Avengers soient contrôlés par un Comité des Nations Unies et n’interviennent dans un conflit que lorsque cela leur est demandé. L’occasion pour les frères Russo et leurs scénaristes de poursuivre l’évolution du héros de manière logique, avec son refus de se soumettre aux Accords de Sokovie, pourtant signés par cent-dix-sept nations. Sur le papier, rien de bien patriotique. Et c’est vrai.

Sauf que, malgré les apparences, Captain America n’est pas tant un défenseur de son pays que des valeurs qu’il représentait à moment de son naissance en tant que super soldat, à savoir la liberté et la justice : la liberté de faire le Bien sans être un instrument, et la justice pour Bucky Barnes, ex-Soldat de l’Hiver qui fait office de coupable idéal (autre ressort scénaristique qui donne au héros de vraies raisons de se rebeller, comme la révélation sur H.Y.D.R.A. dans l’opus précédent) et que Steve compte défendre coûte que coûte, la loyauté faisant aussi partie de ses principes. Quitte à devoir affronter son partenaire Tony Stark pour défendre son ami, point de non-retour à l’issue duquel il abandonne son titre et son bouclier, n’étant définitivement plus en phase avec ce qu’ils représentent.

Mais il ne laisse pas complètement ses alliés tomber. Ayant promis d’être présent si le besoin s’en faisait sentir, il fait un retour en deux temps dans le dyptique Infinity War – Endgame : c’est d’abord Steve Rogers qui revient, barbu et sans étoile sur son costume, pour prêter main forte aux siens et mener la bataille finale contre Thanos et son armée. Puis, dans un monde ravagé par le Titan, Captain America refait surface, avec le nom, la tenue et le bouclier. Un changement qui intervient, symboliquement, lorsque le héros se rase et retrouve son look d’avant, puis lors d’un échange avec Tony qui lui rappelle son importance, et renvoie aussi bien au récit qu’au MCU dans son ensemble. Mais il a clairement changé, et on peut voir son affrontement avec lui-même, lorsqu’il retourne en 2012 pour récupérer deux des Pierres de l’Infini, comme une métaphore, une façon de se confronter au héros plus naïf qu’il était à l’époque du premier Avengers, et de boucler la boucle avant l’heure.

CAP S’EN VA ET CAP REVIENT

Avant d’en arriver là, Endgame offre à Steve Rogers un morceau de bravoure ultime en même temps que la preuve définitive qu’il s’agit bien là du personnage le plus intéressant et complexe du Marvel Cinematic Universe. Un homme qui est parvenu à transcender son image surannée et presque ringarde dans un monde qui n’était pas vraiment le sien, sans perdre de vue les valeurs qu’il a toujours défendues et dont la société s’est trop souvent éloignée. Un héros sur le plan humain et physique, capable de soulever pour de bon le marteau de Thor et d’unir les Vengeurs à ses côtés pour les galvaniser avec son cri de guerre, le célèbre “Avengers Assemble” (“Avengers Rassemblement”), que le cinéma lui avait toujours refusé jusqu’ici.

Alors qu’Iron Man avait fini par tourner en rond, que Thor s’est longtemps cherché et que Hulk change (trop) radicalement d’un film à l’autre, Captain America est finalement celui qui est resté le plus humain et cohérent d’un bout à l’autre de son arc narratif. Peut-être parce que ce sont les mêmes scénaristes qui se sont occupés du début et de la fin de ses aventures. Trop en retrait dans le premier Avengers, il est celui qui s’est le plus amélioré pour devenir le coeur de la saga, au fur et à mesure que les images de Steve et son interprète Chris Evans se confondaient hors-caméra. Et le Marvel Cinematic Universe donne à ce personnage hors du temps la meilleure conclusion possible en évitant la facilité qui aurait été de le faire mourir.

Endgame lui offre en effet la possibilité de vivre, enfin, à une époque qui est la sienne en le renvoyant en 1945 auprès de Peggy Carter (Hayley Atwell), celle qui a fait battre son coeur depuis ses premiers exploits, et à qui il avait promis une danse avant d’être congelé dans les dernières minutes de Captain America – First Avenger. Un dénouement que beaucoup avaient vu venir, dès lors que la rumeur du voyage dans le temps a pris de l’ampleur, mais qui se révèle être aussi logique qu’émouvant de la part de Marvel, qui a toujours cherché à valoriser l’humain qui se cache derrière chaque héros. Sur ce plan, et malgré les défauts que l’on peut trouver dans chacun des sept films où il tient un rôle central, l’arc narratif de Steve Rogers est une réussite, à tel point que l’on espère avoir vu sa vraie fin.

Techniquement, le personnage n’est pas mort, et il a pu vivre d’autres aventures extraordinaires entre 1945 et 2023. Et la possibilité d’un multivers teasée par la dernière bande-annonce de Spider-Man Far From Home ouvre la porte à autant de Steve Rogers potentiels qu’il y aura de mondes dedans. Mais est-ce vraiment nécessaire ? Si l’hypothèse de revoir Chris Evans dans le rôle ne peut qu’être plaisante, ne vaut-il pas mieux laisser son personnage là où il est, plutôt que de risquer de casser la belle conclusion de son histoire et lui faire perdre son statut de meilleur héros du MCU ? Car si le monde a bien besoin de Captain America, Steve Rogers a-t-il besoin de ce monde auquel il a tant donné sans toujours être récompensé de ses efforts ? Surtout que Sam ‘Faucon’ Wilson est désormais là, avec le bouclier dont il a hérité. L’heure est donc venue de tourner la page et de clore ce chapitre qui restera comme l’un des accomplissements de ce premier cycle de Marvel au cinéma.

Et après Steve Rogers ? On fait le point sur les films Marvel post-“Avengers Endgame” :

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