Ce week-end, Eglantine Eméyé était l’invitée de Thé ou Café. Elle en a profité pour donner des nouvelles de son fils Samy, âgé de 10, autiste et polyhandicapé, et évoque les progrès que le jeune garçon a pu faire.

Dès qu’elle est invitée dans une émission de télévision ou de radio pour parler de ses activités professionnelles, Eglantine Eméyé est interrogée sur sa vie de maman. La journaliste mène depuis dix ans un difficile combat auprès de son fils Samy, autiste et polyhandicapé. La jeune femme a placé le jeune garçon dans un établissement spécialisé situé dans le sud de la France alors qu’elle vit à Paris. Un éloignement difficile à vivre pour une mère, mais qui porte ses fruits comme elle l’a confié dimanche dans Thé ou café.

Lorsqu’elle va lui rendre visite toutes les deux semaines, Eglantine Eméyé découvre comment son fils évolue. «Je vois énormément de progrès, explique-t-elle. Alors pas ceux qui changent la vie au quotidien mais pour moi et pour les personnes qui travaillent avec lui tous les jours, je vois énormément de progrès déjà dans sa prise de conscience du monde, dans sa relation avec les autres». La journaliste ajoute: «C’est un enfant aujourd’hui qui sourit facilement, qui rigole volontiers».

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Une autre avancée qui lui fait énormément plaisir c’est lorsque Samy la reconnaît, ce qui n’était pas forcément le cas auparavant. «Maintenant je sais qu’il le sait. Il me le montre. Il se lève tout de suite, il me tend les bras, il vient, il sourit (…) C’est aujourd’hui un enfant qui a du plaisir à vivre, ce qu’il n’avait à mon avis pas du tout avant».

Avec beaucoup de franchise, Eglantine Eméyé avoue qu’il lui est arrivé de baisser les bras et d’avoir été traversée par des pensées sombres. Notamment d’avoir parfois regretté que Samy soit né. «Je risque de choquer, mais à ce jour, je dirai oui, avoue-t-elle. Il n’a pas encore assez de temps de bien-être pour penser que sa vie est plus positive que négative. Jusqu’à l’âge de 8 ans, cela a été beaucoup de souffrance. Et à ce moment-là, il m’est arrivé de me dire, mais pourquoi est-ce que les médecins l’ont réanimé. La nature avait décidé, avait fait son œuvre et là pour l’instant c’est une vie de douleur et je n’en voyais pas le sens. Aujourd’hui, où il me montre enfin qu’il a du plaisir à vivre, je risque assez vite de changer d’avis».

Crédits photos : PJB/SIPA

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