C’est aujourd’hui la Journée internationale d’action pour la santé des femmes. A cette occasion, la Fédération française de cardiologie (FFC) se mobilise auprès des professionnels de santé et du grand public pour améliorer la prise en charge et la surveillance de la santé cardiaque des femmes en situation précaire après 50 ans.

Moins bien dépistées que les hommes, les femmes nécessitent pourtant une attention particulière quant à leur santé cardiaque, à trois moments clés de leur vie : la contraception oestroprogestative, la grossesse et la ménopause. 

Selon l’Insee, 38 % des personnes sans domicile fixe sont des femmes, qui pour la majorité ont plus de 50 ans. Une situation précaire qui aggrave leur santé cardiovasculaire, rappelle la FFC. “L’isolement, les troubles alimentaires, le manque de ressources, l’inobservance des traitements, le manque de suivi des examens médicaux … conséquents à l’incertitude sociale peuvent en effet fortement aggraver des troubles cardiovasculaires voire les déclencher“, alerte le professeur Claire Mounier Vehier, cardiologue et 1ère vice-présidente de la FFC.La santé cardiaque des femmes doit être surveillée à des moments clés de leur vie
En France, une femme sur trois décède d’une maladie cardiovasculaire. Un chiffre inquiétant qui pourrait s’expliquer en partie par des inégalités de prise en charge de la santé cardiaque entre hommes et femmes. Moins bien dépistées que les hommes, elles nécessitent pourtant une attention particulière à trois moments clés de leur vie : la

contraception oestroprogestative, la

grossesse et la

ménopause.
Parmi les facteurs de risque cardiovasculaire chez la femme, on retrouve le

diabète. Celui-ci augmente le risque de mortalité cardiovasculaire de 3 à 7 fois chez les femmes, contre 2 à 3 fois chez l’homme.Des symptômes qui faussent le diagnosticLes inégalités de surveillance et de prise en charge entre hommes et femmes peuvent s’expliquer par des différences dans les symptômes. En effet, les femmes souffrant d’un trouble cardiovasculaire ont souvent des symptômes atypiques. Contrairement aux hommes qui ont généralement des douleurs dans la poitrine ou dans un bras, les femmes ressentent plus des troubles digestifs (nausées…), une grosse fatigue, des

troubles du sommeil et de l’humeur. Des signes qui trop souvent orientent vers un mauvais diagnostic.La FFC signale également des inégalités quant aux traitements : les femmes bénéficient encore aujourd’hui de moins d’

angiographie pour se faire diagnostiquer, moins d’électrocardiogramme d’effort, moins d’

angioplastie et moins de pontage que les hommes.Les recommandations de la FFC
Pour pallier à ces inégalités, la FFC a publié le

Livre Blanc Pour un Plan Cœur, un recueil de recommandations destiné aux professionnels de la santé. La Fédération préconise notamment la formation des professionnels de santé à la santé cardiovasculaire des femmes, l’information des femmes sur les symptômes spécifiques et leur risque hormonal particulier, ainsi que l’optimisation de la réinsertion sociale chez les personnes en situation de précarité.
Pour le grand public, la FFC lance le manuel de prévention “Cœur, artères et femmes“ (téléchargeable

ici) qui informe les femmes sur l’importance de la surveillance de leur santé cardiaque tout au long de leur vie.Annabelle IglesiasSource : Communiqué de presse de la Fédération française de cardiologie, le 27 mai 2015.Click Here: Cheap FIJI Rugby Jersey

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