Les sénateurs ont finalement adopté mardi 12 avril dela proposition de loi adoptée à laquasi-unanimité par les députés en novembre2004, un an après la mort de Vincent Humbert. Parvenantà un difficile équilibre, ce texte permet plusieursavancées :
– Sans légaliser l’euthanasie, il stipule que lestraitements ne doivent pas être poursuivis par une“obstination déraisonnable“ et fait obligation de dispenserdes soins palliatifs ;
– Des traitements anti-douleurs efficaces peuvent êtreadministrés en fin de vie, même s’il en résulteune mort plus rapide. Toute personne en phase terminale peutdécider de limiter ou d’arrêter les traitements ;
– Si le malade est inconscient, l’arrêt ou la limitation dutraitement ne peuvent être décidés que dans lecadre d’une procédure collégiale et aprèsconsultation d’un proche ou d’une “personne de confiance“préalablement désignée par le malade, dontl’avis prévaut sur tout autre avis non médical ;
– Il doit également être tenu compte des directivesanticipées formulées par le malade (àcondition qu’elles aient été formulées moinsde 3 ans avant la perte de conscience).Même si ce texte n’a pas pour vocation de tout régler,il aurait permis de répondre à un cas similaireà Terri Schiavo. Tombée dans le coma il y a 15 ans,cette Américaine de 41 ans s’était retrouvéeau coeur d’une bataille juridique entre ses parents et son mari,les premiers souhaitant la maintenir en l’état alors que lesecond demandait l’arrêt du processus de maintien en vie.Pour Marie Humbert et l’Association pour le Droit de Mourir dans laDignité (ADMD), la demande d’aide à mourir despersonnes se trouvant dans une situation médicale sans issuene peut toujours pas être prise en compte par le corpsmédical. Pour eux, le combat continue, jugeant que ce textene va pas assez loin, ne permettant pas d’aller au-delà du« laisser mourir ».Source : Communiqué du Sénat du 22 mars 2005Click Here: Cheap FIJI Rugby Jersey

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