En ce dernier jour du festival, on a vu le dernier film de la compétition, “The Witch : Part 1. The Subversion” et on a eu un gros coup de coeur pour “Freaks”, hors compétition, en attendant la cérémonie de clôture qui se tiendra à partir de 19h.

Ce dimanche, dernier jour du festival, était présenté le dernier film de la compétition, The Witch : Part 1. The Subversion. Le public a également eu la chance de découvrir – pour ceux qui avaient loupé la séance de 22h hier soir – le superbe Freaks (à ne pas confondre avec le film de Tod Browning de 1932), qui restera comme notre gros coup de coeur de la semaine. 

The Witch : Part 1. The Subversion

La jeune Ja-yoon, huit ans, s’est échappée d’un complexe gouvernemental à la suite d’un incident qu’elle a provoqué sans le vouloir et qui lui a fait perdre la mémoire. Elle a trouvé refuge auprès d’un couple âgé qui la considère comme leur propre fille. Dix ans plus tard, devenue une brillante lycéenne, elle décide de passer un concours de chant retransmis à la télévision nationale. Elle est ainsi repérée par des personnes à l’allure étrange qui la recherchent depuis sa disparition. En un instant, la vie apparemment ordinaire de Ja-yoon devient beaucoup moins paisible…

Si la deuxième partie du film réserve deux ou trois belles séquences d’action et effusions de violence, la première, très bavarde, est trop étirée et on décroche bien avant que le réalisateur coréen Park Hoon-Jung n’entre dans le vif du sujet (qui n’est par ailleurs pas toujours très clair). On reste donc un peu à la porte de ce film qui se cherche longuement sans jamais vraiment parvenir à se trouver. Quant à savoir si la fin appelle une suite… Certainement, mais on devrait pouvoir s’en passer. 

Freaks

La petite Chloe n’a jamais quitté le confort relatif de la maison familiale, maintenue à l’écart du monde extérieur par son père. Ultra-protecteur et limite inquiétant, celui-ci lui répète qu’elle est différente, que tout ce qui se trouve de l’autre côté de la porte d’entrée représente une menace. Attirée par la musique du marchand de glaces en bas de la rue, Chloe va braver l’interdit paternel et découvrir la vérité sur sa condition.

Consacré au PIFFF en décembre dernier, où il a reçu l’Œil d’Or décerné par le public, le prix du jury Ciné+ et le prix du jury des lecteurs de Mad Movies, Freaks est notre coup de coeur du festival. S’il ne faut pas trop en dire au sujet de l’intrigue, tant il est important que le spectateur fasse le chemin lui-même, on peut tout de même souligner que Freaks est une réussite à tous points de vue. Il sortira cette année en VOD et voici 3 bonnes raisons de le voir : 

Pour son casting irréprochable, porté par la jeune révélation Lexy Kolker, qui donne la réplique, du haut de ses 8 ans, à Emile Hirsch et Bruce Dern, tous deux torurés et subtils. 
Pour le mélange des genres, maîtrisé de bout en bout par les deux réalisateurs Adam B. Stein et Zach Lipovsky, qui ont assimilé à la perfection tout un pan du cinéma de genre américain. 
Parce qu’en plus d’être une ode originale à la différence, Freaks parle du cocon et de l’amour familial et réserve quelques beaux moments d’émotion. 

Ce soir se tiendra la cérémonie de clôture du festival, au cours de laquelle sera dévoilé le palmarès. Elle sera suivie par la projection du film de clôture, Mermaid, le lac des âmes perdues. Et n’oubliez pas que vous pouvez toujours retrouver toute l’actualité du festival par ici ! 

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