Le Syndrome des Jambes Sans Repos (SJR), maladie neurologique se manifestant par le besoin de bouger les membres inférieurs surtout la nuit, toucherait jusqu’à 15 % de la population mondiale (8 % en France). Mal diagnostiquée, peu de patients bénéficient de prise en charge adaptée, alerte la Société française de recherche sur le sommeil (SFRMS), réunie en table ronde ce mardi.

Environ 8 % des Français sont concernés par le syndrome des jambes sans repos. ©Yulia-Images / Istock.com

Des conséquences graves sur la santéCes “impatiences dans les jambes” ou “impatiences nocturnes” se traduisent par de l’

insomnie, un sommeil perturbé et raccourci, un déficit de l’attention et une réduction des capacités cognitives, de l’

hyperactivité,

anxiété, une qualité de vie détériorée. Consulter un spécialiste pour ne pas retarder le diagnosticDans le doute face à ces symptômes, il faut consulter un neurologue ou un spécialiste du sommeil pour éviter l’errance du diagnostic, conseillent les spécialistes de la Société française de recherche sur le sommeil, réunis en table ronde ce mardi. Mise à part la prédisposition héréditaire, une anomalie du métabolisme du fer et de la dopamine est retrouvée chez la majorité des patients, se traduisant par des carences. Parfois, des associations avec d’autres maladies

Le syndrome des jambes sans repos est plus fréquent à partir de 45 ans, mais parfois dans la forme primaire du SJR, les troubles peuvent apparaître dès 35 ans. La forme secondaire est associée à d’autres pathologies comme des maladies neurologiques (

Parkinson, myélite, syringomyélie,

sclérose en plaques), maladies endocriniennes (

diabète, dysthyroïdie), maladies rhumatologiques (

polyarthrite rhumatoïde,

fibromyalgie, syndrome de Gougerot-Sjögren) et maladie respiratoire. De manière plus faible, il peut atteindre  les enfants (2 à 4%). Il n’est pas rare de la constater chez des enfants (13 à 35%) présentant un trouble du déficit de l’attention (TDAH).Une prise en charge globaleLa prise en charge consiste à éviter les excitants (café, thé, alcool, boissons énergétiques), les carences en fer, et à réduire la consommation de certains médicaments qui pourraient aggraver le syndrome. La prise de psychotropes est notamment à surveiller. Les formes légères du SJR ne doivent pas être traitées, recommande la SFRMS.Trois médicaments pour diminuer le risque d’aggravationAutre stratégie, médicamenteuse cette fois : trois traitements non remboursés, appelés “agonistes dopaminergiques”, agissant sur le système nerveux, existent sur le marché et ont fait leur preuve, affirment les spécialistes. Le mode d’administration doit être personnalisé et bien dosé pour limiter le risque de persistance ou d’aggravation. A contrario, les neuroleptiques aggravent les symptômes. Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) affecte 2 à 15 % de la population mondiale. 8 % des Français sont concernés et 3 % de la population française souffre d’une forme sévère ou très sévère de cette maladie.Click Here: All Blacks Rugby Jersey

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