Malgré de nombreuses campagnes d’information organisées depuis 10 ans, la BPCOreste encore une maladie méconnue du grand public, et même de certains professionnels de santé. Elle est pourtant la 3ème cause de mortalité dans le monde et touche 3,5millions de Français.

9 Français sur 10 ne connaissent pas la BPCO.

A l’occasion de la 12e Journée mondiale de la BPCO le 20 novembre prochain, la Fondation du Souffle a réalisé un sondage OpinionWay pour appréhender la connaissance de la maladie auprès des pharmaciens, des médecins généralistes et du grand public.9 Français sur 10 ne connaissent pas la BPCOSans surprise, le grand public est largement sous informé sur la BPCO : sur la maladie, sa prévalence mais également et plus grave son principal facteur de risque, le tabac et le caractère mortel de la pathologie.

  • Les Français méconnaissent très largement la BPCO : 1 sur 10 déclare connaître cette maladie (et davantage les CSP+)
  • Plus de 9 Français sur 10 sous-estiment sa prévalence (dont près des ¾ très largement : 100 000 cas ou moins).
  • Seul 1 Français sur 3 identifie le tabac comme le principal facteur de risque. Et 1 Français sur 2 sait qu’il s’agit d’une maladie mortelle.
  • Et seul un peu plus d’1 Français sur 2 sait que la BPCO peut être diagnostiquée tôt (mais 35 % n’ont aucune idée sur la question)

Des médecins généralistes bien informés… mais pas les pharmaciensLes professionnels de santé connaissent plutôt bien la pathologie, en particulier les médecins généralistes, davantage confrontés aux questions des patients. A l’inverse, les pharmaciens s’estiment en majorité sous-informés et ont plus de difficultés à expliquer la maladie aux patients

  • Le principal facteur de risque, le tabac, est en revanche bien identifié par les professionnels (cité à 97% par les médecins et à 78% par les pharmaciens).
  • Les médecins généralistes reçoivent davantage de questions sur la BPCO que les pharmaciens (48% des MG vs 20% des pharmaciens) et sont également plus à l’aise avec la pathologie :
  • Plus des ¾ des médecins déclarent que le diagnostic de la maladie est facile à établir (vs 53 % pour les pharmaciens). Les  2/3 estiment que c’est une maladie facile à expliquer aux patients (vs 50 % pour les pharmaciens)
  • Et logiquement ce sont les pharmaciens qui s’estiment les moins bien informés sur la BPCO : 43 % s’estiment bien informés (et davantage les plus âgés, et ceux pour lesquels le diagnostic est simple à établir et la maladie facile à expliquer). Alors que 92 % des médecins (dont 44% tout à fait) se déclarent suffisamment informés !
  • De même que les symptômes les plus fréquents (essoufflement, toux et expectorations cités par plus de de 60 % des professionnels), on notera néanmoins que les pharmaciens sont plus nombreux à citer l’essoufflement, qui définit le stade de la BPCO.

“La maladie respiratoire qui tue à petit feu“ – Une campagne au ton provocateurLa campagne 2013 insiste sur la cause première de la maladie : le tabac. Pour rappel, la BPCO est une maladie irréversible (par l’obstruction et l’altération des voies respiratoires, notamment à cause du tabagisme) diagnostiquée souvent trop tard. Les 2/3 des patients ignorent qu’ils en sont atteints. Et comme une des causes premières de la maladie est le tabac, certains continuent à fumer. Les symptômes les plus connus sont l’essoufflement, une toux quotidienne ou presque, des expectorations et des bronchites à répétition ou traînantes. Mais seule la mesure du souffle permet de diagnostiquer de façon fiable la maladie. Il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer et Il est donc possible d’enrayer l’évolution de la maladie, quel que soit son stade. David BêmeSource : Dossier de presse de la Fondation Souffle – novembre 2013Le sondage a été réalisé en octobre 2013 sur un échantillon de 151 médecins généralistes, 403 pharmaciens d’officine et 1028 individus de 18 ans et plus (en appliquant les procédures et règles de la norme ISO 20252).

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