Alors qu’il est utilisé par les industriels comme une alternative au bisphénol A, interdit depuis quelques années dans de nombreux produits d’usage courant car reconnu comme perturbateur endocrinien, le bisphénol S pourrait avoir des effets sanitaires d’autant plus préoccupants, révèle une nouvelle étude.

Sommaire

  1. Le bisphénol S “persiste plus longtemps dans l’organisme”
  2. Une alternative au bisphénol A plusieurs fois pointée du doigt

Depuis 2015, le

bisphénol A est interdit dans la composition des contenants alimentaires, reconnu comme

perturbateur endocrinien par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Cette substance chimique de synthèse, que l’on retrouvait dans les biberons, les bouteilles, les boîtes de conserve, les canettes, etc., a peu à peu été remplacée par un autre composé de la même famille, le bisphénol S. Mais selon une étude parue le 17 juillet 2019 dans la revue Environmental Health Perspectives, ce dernier ne serait pas sans danger pour la santé, voire aurait des effets encore plus délétères…

Le bisphénol S “persiste plus longtemps dans l’organisme”Les chercheurs de l’École nationale vétérinaire de Toulouse, du laboratoire Toxalim et des universités de Montréal et de Londres ont mené leur expérience sur des porcelets à qui ils ont administré des doses de bisphénol S par voie orale. Ils ont pu constater que la substance “persiste plus longtemps dans l’organisme et à des concentrations beaucoup plus élevées” que le bisphénol A. Plus précisément, “le remplacement du A par le S conduit à multiplier par environ 250 les concentrations dans le sang d’une substance hormonalement active“, explique Véronique Gayrard, co-auteure de l’étude.Et selon les scientifiques, ces résultats pourraient être facilement transposés aux humains, compte tenu des similarités entre le tube digestif de ces derniers et celui des animaux qui ont servi pour les tests. Une alternative au bisphénol A plusieurs fois pointée du doigtSi de plus amples recherches sont nécessaires pour confirmer les effets néfastes du bisphénol S, selon eux, “ces résultats soulignent l’importance de l’estimation de l’exposition dans le processus d’analyse du risque pour la santé humaine lié à la substitution de substances préoccupantes“. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le bisphénol S est pointé du doigt. Déjà en 2015, des

chercheurs français concluaient que cette substance ainsi que le bisphénol F avaient “des effets nocifs” sur les humains et les rongeurs et n’étaient donc pas “des alternatives sûres” au bisphénol A. En 2017,

des travaux présentés au congrès de la société américaine d’endocrinologie à Orlando en Floride avaient eux montré que le bisphénol S stimulait la prolifération des cellules cancéreuses du sein.Click Here: cheap all stars rugby jersey

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