Les antirétroviraux réduisent le risque de transmission du virus du sida dans les couples où l’un des partenaires est séropositif et qui ont des rapports sexuels sans préservatif. Les résultats de cette vaste étude confirment les recommandations émises par l’OMS dès 2012.

Les auteurs soulignent qu'on ne peut pas totalement exclure un risque de transmission, particulièrement pour des rapports anaux sur une période plus longue.

 Pendant plus d’un an, 900 couples sérodiscordants (un seul des partenaires était séropositif) ont été suivis. Ils ont fait part de 37 rapports annuels non-protégés en moyenne. L’étude a été menée sur 75 sites cliniques dans 14 pays européens entre septembre 2010 et mai 2014. Les personnes séropositives suivies pour l’étude, traitées avec des antirétroviraux, ont réduit leur charge virale à moins de 200 copies/ml, soit une infection quasiment indétectable.Un suivi plus long prévu pour les couples homosexuelsAucun cas de transmission du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) entre ces partenaires n’a été détecté après 1,3 année passée en moyenne à suivre 900 couples, d’après les travaux publiés dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).Ces couples,- près de deux tiers hétérosexuels (62%) et un tiers d’hommes homosexuels (38%) -, avaient indiqué au début de l’étude avoir eu des rapports non protégés pendant deux ans auparavant. Un petit nombre, 108 homosexuels (33%) et 21 hétérosexuels (4%) séronégatifs, ont dit avoir eu des relations sans préservatif hors de leur couple. Parmi ceux-ci, onze ont été contaminés.Les auteurs soulignent qu’on ne peut pas totalement exclure un risque de transmission, particulièrement pour des rapports anaux sur une période plus longue. De ce fait, les couples homosexuels dans l’étude seront suivis pendant encore trois ans.Avec une charge virale indétectable, le risque de transmission est minimum”Cette étude fournit des informations utiles pour mieux comprendre et apprécier le risque lié à ce virus pour les couples séro-différents ayant des rapports sexuels non-protégés, surtout pour les hétérosexuels“, écrivent les chercheurs.”Les résultats de cette étude montrent clairement qu’un diagnostic précoce d’infection par le VIH et l’accès à un traitement efficace sont cruciaux pour réduire le nombre de nouveaux cas de VIH“, souligne le professeur Jens Lundgren du Rigshospitalet, à l’université de Copenhague, l’un des principaux auteurs. “Dès qu’une personne infectée supprime sa charge virale avec des antirétroviraux, le risque de transmission devient minimum“, ajoute-t-il.

Dès 2012, l’Organisation mondiale de la santé a recommandé de proposer des ARV à la personne séropositive au sein d’un couple sérodiscordant dans le but de protéger son ou sa partenaire même lorsqu’elle n’est pas encore éligible au traitement pour sa propre santé.

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