Comment les Français prennent-ils soin de leurs yeux? Un sondage réalisé par l’Ifop pour le syndicat national des ophtalmologistes de France permet d’y voir plus clair. Une majorité (92%) désigne l’ophtalmologiste comme la personne la plus compétente pour le dépistage des problèmes de vue, mais 83% considèrent que les délais d’attente pour l’obtention d’une consultation chez un ophtalmologiste sont trop longs, dont plus de la moitié (51%) excessivement longs.

Ophtalmologie : plus de huit Français sur dix jugent les délais d'attente trop longs

D’une façon plus générale, plus des trois quarts des personnes interrogées (76 %) sont équipées d’un dispositif de correction oculaire, qu’il s’agisse de lentilles ou de lunettes.L’ophtalmologiste, le professionnel de santé des yeuxPremier enseignement de l’étude SNOF-IFOP : 76 % des Français portent un dispositif de correction oculaire (lunettes ou lentilles). Et qu’ils aient ou non des problèmes de vue, c’est à l’ophtalmologiste que nos concitoyens font confiance pour prendre soin de leurs yeux : la quasi-totalité (92 %) considère en effet qu’il est la personne la plus compétente pour le dépistage, loin devant l’opticien (4 %), l’orthoptiste (2 %) ou le médecin généraliste (2 %).Au-delà, ils n’envisagent pas que l’on puisse un jour acheter des lunettes ou des lentilles sans avis médical : pour 82 % des interviewés, le passage chez l’opticien doit être impérativement précédé d’une prescription d’un ophtalmologiste. 96 % des Français qui portent des lunettes ne prévoient pas de recourir à internet pour l’achat de leurs montures et de leurs verres correcteurs. Le manque de confiance apparaît comme l’une des raisons évoquées par les sondés (36 %). “L’achat de lunettes reste un acte médical, dans l’imaginaire collectif. Les Français sont attachés au rôle pivot de l’ophtalmologiste et considèrent sa prescription comme une étape clé de la chaîne des soins“, commente le Docteur Jean-Bernard Rottier, président du Syndicat National des Ophtalmologistes.Des délais de consultation trop longs pour 8 Français sur 10Cette étude révèle que plus des trois quarts des personnes interrogées (78 %) affirment qu’il est important de faire contrôler sa vue par un ophtalmologiste au moins tous les trois ans, voire même une fois par an pour plus d’un tiers du panel. Le principal motif de consultation chez un ophtalmologiste demeure la réalisation d’un bilan oculaire (52 %), devant la nécessité de vérifier sa vue (33 %) et le renouvellement d’ordonnance (15 %).Une large majorité de Français (83 %) considère que les délais d’attente pour l’obtention d’une consultation chez un ophtalmologiste sont trop longs, dont plus de la moitié (51 %) excessivement longs. Les délais sont jugés beaucoup plus longs au Nord qu’au Sud de la France, alors que seulement un tiers des Franciliens estiment que les délais sont excessivement longs. “Nous sommes passés de 25 millions à 35 millions d’actes d’ophtalmologie en 10 ans et nous prévoyons 45 millions en 2020. Avec le vieillissement de la population et les départs en masse d’ophtalmologistes à la retraite dans les prochaines années, les délais pour accéder à l’ophtalmologiste  vont augmenter. Mais notre priorité reste l’accueil des urgences dans les temps“, rappelle le Docteur Jean-Bernard Rottier.Déléguer certains actes et favoriser la formationFace à cette situation, la mise en place du principe de la délégation de tâches sous contrôle médical dans le cadre de la loi HPST a permis aux orthoptistes ou aux opticiens de prendre en charge de certains actes. Pour en savoir plus, lire notre article “

Ophtalmologistes/opticiens : comment faire renouveler ses lunettes ? “.Mais selon le SNOF, la formation des médecins est le deuxième levier incontournable pour faire face à la pénurie à venir. Comme l’explique le Docteur Jean-Bernard Rottier : “A l’heure actuelle, les ophtalmologistes représentent 3 % du corps médical mais seulement 1,4 % des internes a été autorisé à devenir ophtalmologiste. Cela n’a pas permis un renouvellement suffisant du nombre de praticiens. Il faut augmenter le nombre de postes d’internes en ophtalmologie pour retrouver un taux normal d’attribution des postes“. Pour alerter les pouvoirs publics sur cette situation, le SNOF lance une

pétition pour rappeler que la préservation de leur santé oculaire est primordiale, et passe par une prise en charge par un ophtalmologiste et son équipe.David BêmeSource :Communiqué du SNOF-IFOP – décembre 2011Click Here: Cheap FIJI Rugby Jersey

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