Alors qu’un collectif de faucheurs volontaires venaient d’arracherdes plants de maïs génétiquementmodifiés, un rapport de l’Agence française desécurité sanitaire des aliments (Afssa) tente defaire le point sur les bénéfices des OGM sur lasanté. A travers quatre exemples d’OGM susceptiblesd’apporter quelques bénéfices pour la santé,une vingtaine d’experts ont analysé deux OGM sur lemarché ou en passe de l’être (betteravetolérante à un herbicide, le glyphosate, et desplantes résistantes à certains insectes) et deux OGMen cours d’évaluation (riz doré enrichi enprécurseur de vitamine A et microorganismesgénétiquement modifiés utilisées dansles préparations pharmaceutiques et les produitsalimentaires).
« L’analyse de ces quatre « cas d’école »fait apparaître qu’il existe effectivement des donnéessuggérant que les OGM considérés puissentapporter des bénéfices pour la santé humaine,mais que la quantification de ces bénéfices estdifficile à réaliser surtout pour les OGM depremière génération, dont on n’a pascherché à modifier la composition nutritionnelle» conclut le rapport avant de poursuivre « Dans laplupart des cas, cette évaluation quantitative paraîttrès difficile, pour ne pas dire hors de portée».
S’ils sont indéniables pour les agriculteurs, lesbénéfices mis en avant par les firmes(réduction de l’utilisation d’herbicides et d’insecticideset donc l’exposition de la population à ces produits età des mycotoxines, substances produites par des champignonsparasites) restent inconnus pour le consommateur.
Quant aux OGM de deuxième génération(élaboré pour apporter des bénéficespour la santé des consommateurs), le riz doréélaboré pour traiter les carences en vitamine Atrès répandues dans les pays en développement,présente un bénéfice potentiel mais selon lesétudes, la consommation journalière àingérer varie de 900 g à 4 500 g… Une fourchettebien large qui permet à chacun d’en tirer des conclusionsconfortant ses positions pro ou anti-OGM.
Malgré cela, les auteurs se montrent optimistes : «ces travaux montrent que la conception et l’élaboration desplantes transgéniques à des fins nutritionnelles,notamment au bénéfice de pays en voie dedéveloppement, n’est pas une utopie » avant depoursuivre « A ce jour, aucun problème desanté, qu’il s’agisse de toxicité oud’allerginicité, n’a pu être spécifiquementattribué à un OGM mis sur le marché. Celan’exclut pas qu’il puisse exister un risque mais aujourd’huicelui-ci ne peut être précisémentidentifié, ni a fortiori quantifié ».
Et face à ces interrogations, le rapport se garde bien detrancher conscient que les éventuels bénéficespour la santé ne seront pas les seulsconsidérés, les OGM de premièregénération n’ayant été produitqu’à des fins économiques…Les experts concluent que l’évaluation desbénéfices de ces produits deviendra unenécessité si ces les OGM de premièregénération s’imposent sur le marché. Pour lesproduits de deuxième génération, ilsrecommandent d’étudier la possibilité d’obtenir lesmêmes bénéfices par d’autres stratégiesainsi que la mise en place d’une évaluation du rapportbénéfices/risques comparable à celle quiprévaut avant la mise sur le marché d’unmédicament.Source : Rapport de l’Afssa – OGM et alimentation : peut-onidentifier et évaluer des bénéfices pour lasanté – 67 p.

disponible en ligne.Click Here: cheap sydney roosters jersey

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *