Pour la première fois, une immersion en cinéma direct dans les services fermés de l’hôpital Sainte-Anne à Paris, auprès des patients et des soignants offre une vision saisissante. Ce documentaire sera le 7 mai 2010 à 22h55 sur Arte.

A l’intérieur de l’enceinte de l’hôpital Sainte-Anne (Paris), un imposant bâtiment haussmannien abrite un long couloir fermé à clef. Des hommes et des femmes en pyjama bleu déambulent dans cet espace clos. Ils ont été hospitalisés dans ces services fermés de l’hôpital à l’initiative de la police ou bien à la demande d’un proche. Ici, le temps est suspendu, l’attente est longue et les patients ne comprennent pas toujours leur enfermement. Leurs journées sont rythmées par des traitements auxquels ils consentent peu, voire pas du tout. En face d’eux, le personnel soignant, en blouse blanche, assure le déroulement du quotidien. Consultations, neuroleptiques, mais aussi chambres d’isolement, ceintures de contention et parfois électrochocs font partie de la cure… Certaines pratiques rappellent le film de Milos Forman “Vol au dessus d’un nid de coucou“… Loin des sujets magazines qui privilégient le sensationnel, Ilan Klipper s’est immergé pendant plusieurs mois dans deux unités de soins pour adultes à Sainte-Anne. C’est ainsi qu’il a ramené ces images fortes, parfois choquantes, montées sans commentaire. Aux côtés des patients et des médecins, son documentaire dresse un état des lieux d’un service qui n’est ni une exception, ni un cas extrême. Un document qui souligne le manque criant de moyens financiers et humains, un manque qui implique une cadence infernale, un flux permanent de malades, qui ne permettent pas au plus consciencieux des soignants de faire correctement son métier.  La santé mentale, première cause d’invalidité en France, apparaît depuis plusieurs années comme le parent pauvre de la santé publique. Pourtant, ces troubles sont des maladies comme les autres, qui se dépistent, se traitent et peuvent guérir ou être bien équilibrées, à condition d’être diagnostiquées suffisamment tôt et prises en charge dans leur globalité, sans a priori ni stigmatisation délétère pour le succès thérapeutique. Une condition sine qua non qui implique une réelle volonté politique. La loi sur la santé mentale annoncée puis repoussée par la Ministre de la Santé tiendra-t-elle compte de ce besoin d’information, de formation, de moyens et de développement des approches pluridisciplinaires ? Face à cet enjeu de société, Doctissimo vous proposera prochainement un nouveau dossier avec la Fondation FondaMental. Source : Communiqué de presse Arte – 6 avril 2010Photo : Festival Visions du réelClick Here: All Blacks Rugby Jersey

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