L’ambitieuse et inédite étude NutriNet, qui fêtera son 2e anniversaire en mai, passe à la vitesse supérieure : après la collecte des données de comportement alimentaire, NutriNet-Santé va passer à la collecte des données cliniques et biologiques de Nutrinautes volontaires ! En somme, il s’agit de disposer d’une biobanque pour déterminer les mécanismes qui expliquent les relations entre comportements nutritionnels (alimentation et exercice physique) et développement des maladies.Croiser données biologiques et comportementales
Depuis près de deux ans, les quelque 170 000 Nutrinautes inscrits donnaient chaque mois un peu de leur temps pour répondre aux questionnaires sur les habitudes alimentaires et éventuellement l’évolution de leur poids, taille, l’apparition de maladies, etc.
Cette grande étude épidémiologique qui a pour vocation recruter 500 000 volontaires sur 5 ans pour mieux comprendre les liens et interactions entre la nutrition et la santé va aujourd’hui plus loin.

Les volontaires qui le souhaitent vont avoir la possibilité de bénéficier d’un bilan clinique et biologique : après prise de rendez-vous, ils se rendront dans un centre hospitalier partenaire pour y effectuer les différentes mesures anthropométriques (taille, poids, tour de taille, etc.) et médicales (tension artérielle, etc.) ainsi qu’une prise de sang et une collecte d’échantillon urinaire. L’objectif est de croiser les informations fournies par les questionnaires remplis en ligne avec ces nouvelles données.Dans un premier temps, les prélèvements seront analysés (cholestérol, glycémie…) et les résultats seront transmis aux participants. “Nous supposons que cette possibilité, qui leur est offerte d’avoir un petit bilan de santé, peut motiver certains Nutrinautes“ reconnait le Pr Serge Hercberg, aux commandes de NutriNet-Santé. Ces échantillons seront par la suite anonymisés (tout en restant repérables grâce à des codes-barres) et stockés dans d’énormes congélateurs.10 000 volontaires dans un premier temps

Avant tout destinée à la recherche, cette Biobanque NutriNet-Santé a surtout vocation à aider les chercheurs à croiser données cliniques et biologiques. “Pour nous, cette biobanque est un peu notre banque de France à nous, un patrimoine biologique national à conserver et explorer“ avoue le Pr Hercberg.Ces données biologiques et cliniques participeront demain à y voir plus clair sur les relations entre la nutrition et les maladies, entre le patrimoine génétique et le développement de maladies, etc. L’objectif est ambitieux : “Dans un premier temps, nous avons vocation à recruter 10 000 volontaires, puis 150 000“, confie le coordinateur de cette étude.Un chiffre réaliste selon les premiers résultats d’une phase pilote menée en région parisienne sur 500 participants volontaires. “Nous avons été agréablement surpris de constater à quel point les Nutrinautes étaient motivés. C’est encourageant pour la suite ! Par ailleurs, ces analyses apportent du concret dans cette étude épidémiologique. C’est un élément susceptible d’intéresser un certain nombre de Nutrinautes, soucieux de leur état de santé mais également d’amener les plus sceptiques, qui reprochaient à notre étude de ne se faire que via Internet“.Deux centres de consultation sont déjà ouverts en région parisienne (Hôtel-Dieu à Paris et hôpital Avicenne à Bobigny). Une dizaine de centres devraient ouvrir d’ici la fin de l’année à Lyon, Clermont-Ferrand, Marseille, Nancy, Strasbourg, Reims, Tours, Angers et Brest. A terme, on en comptera une trentaine.La finalité de cette étude est de mieux comprendre les relations entre la nutrition et la santé mais également de mieux étudier nos comportements alimentaires. Pour en savoir plus sur la plus grande enquête épidémiologique réalisée en France, rendez-vous sur notre

dossier consacré à NutriNet ou directement sur

le site. Il est encore temps de devenir vous-aussi un Nutrinaute !Yamina SaïdjSource : Conférence de presse Nutrinet – 24 février 2011Photo : Dossier de presse NutrinetClick Here: camiseta boca juniors

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