Près d’un an après la signature d’une tribune polémique sur le mouvement Balance ton porc, Catherine Deneuve s’est justifiée sur le plateau de C’est à vous (France 5).

Rappelez-vous. Le 9 janvier dernier, un collectif de cent femmes, dont Catherine Deneuve, signaient une tribune dans Le Monde intitulée Nous défendons la liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle. Un texte polémique, sorti en plein essor du mouvement féministe Me Too (Balance ton porc en français), qui défendait la “drague insistante et maladroite”. L’année dernière, l’actrice de 75 ans avait dû répondre dans une autre chronique, cette fois publiée dans Libération, où elle avait déclaré “rien dans le texte ne prétend que le harcèlement a du bon, sans quoi je ne l’aurais pas signé”.

Des mois après, c’est sur le plateau de C’est à vous (France 5) que Catherine Deneuve a décidé d’évoquer cette tribune polémique. Et il semblerait que l’actrice ait gardé la même opinion.J’ai signé ce texte en sachant qu’il y avait des choses sur lesquelles j’étais plus réticente. Mais l’essentiel de ce que je pensais vis-à-vis des hommes me paraissait plus important, alors j’ai passé outre”, s’est-elle justifiée, vendredi 1er février.

“Tout est facilement sorti de son contexte”

L’actrice, récemment à l’affiche de Mauvaises Herbes, a rejeté la faute sur les médias, les accusant de reprendre ses propos sortis de leur contexte. “En même temps, ça a été repris d’une façon tellement violente que je me suis sentie dans l’obligation de faire une réponse. Aujourd’hui, tout est sorti facilement de son contexte”, explique-t-elle, en enfonçant le clou : On ne peut plus dire quoi que ce soit sur les femmes.

Catherine Deneuve s’est ensuite exprimée sur les récents procès d’hommes jugés pour agressions sexuelles, à l’image de celui de Bill Cosby. “Je trouve que ça a pris des proportions assez inquiétantes. Je suis très étonnée de voir qu’aux Etats-Unis, les hommes, avant même d’avoir été jugés, sont déjà coupables. Je trouve ça assez terrible“, poursuit l’actrice. Des propos qui risquent de raviver la polémique.

Crédits photos : Laetitia Notarianni/Bestimage

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